Le professionnalisme à l’ordre du jour
Affiché le 2011-04-11
Citez comme suit : J Can Dent Assoc 2011;77:b48_f
Dr Ronald G. Smith
Alors que mon mandat à la présidence de l'ADC tire à sa fin, je songe à l'avenir de notre profession. Plus spécifiquement, comment le public voit-il la dentisterie? Il y a lieu de penser que nos patients commencent à perdre confiance dans les dentistes et comprennent mal la valeur des services que nous leur offrons. La façon dont la dentisterie réagira à ces perceptions aidera à définir notre situation future dans la société.
Une profession peut être généralement définie comme un contrat social entre le public et des experts formés dans une discipline particulière. Dans notre cas, les dentistes acceptent de donner la priorité aux besoins du public en matière de santé buccodentaire et, grâce à l'agrément, à l'éducation et à l'autoréglementation, la société nous accorde nos titres et la liberté d'exercer. Cependant, cette autonomie ne doit jamais être prise pour un acquis. Y est attachée l'obligation de toujours agir dans les meilleurs intérêts du public.
Le professionnalisme est un concept moral qui s'applique à la façon dont nous devons agir. Nos facultés de médecine dentaire font un travail admirable en cherchant à inculquer les valeurs du professionnalisme – honnêteté, intégrité, compassion et équité – en améliorant sans cesse leur curriculum. Suivant mon expérience, l'une des plus grandes difficultés pour les nouveaux diplômés en médecine dentaire est de concilier des exigences souvent contraires pour être un fournisseur de soins et un propriétaire d'entreprise. Le fait que les patients doivent payer directement pour nos services influe sûrement sur la façon dont le public voit notre profession et fait ressortir les différences dans nos deux rôles.
En 2010, un Groupe de travail sur le marquage (GTM), comprenant des représentants de l'ADC et des associations dentaires provinciales et territoriales, a effectué des sondages et formé des groupes de consultation avec des dentistes et des patients. Alors que les dentistes croient que le public prise encore notre profession et a confiance en elle, plus de patients sont d'accord avec l'énoncé : «Les dentistes sont des gens d'affaires», qu'avec l'énoncé : «Les dentistes sont des médecins».
Dans nos rangs, nous sommes d'avis que la dentisterie demeure une profession prisée. Cependant, si le public voit maintenant en nous des propriétaires d'entreprises plutôt que des professionnels de la santé, c'est un signe que nous devons faire de plus grands efforts pour accentuer les aspects relatifs aux soins de santé dans notre profession.
Dans ce même ordre d'idées, l'ADC a tenu un Forum consultatif en avril intitulé : «Le professionnalisme à l'ordre du jour». Ce forum réunira des représentants de la dentisterie organisée, des spécialités dentaires et du milieu universitaire afin de débattre ces questions. Bien qu'il n'y ait sans doute pas de solution miracle, nous devons faire connaître davantage les problèmes que la profession a à résoudre et nous pencher sur ces questions sur plusieurs fronts. Nous vous tiendrons au courant des résultats de ce forum.
Le lancement d'une campagne de sensibilisation menée par le GTM est une autre initiative proactive. Une série d'annonces paraîtront bientôt dans des imprimés, à la télévision et à la radio dans certaines régions du pays. Le message de la campagne confirmera la valeur de la dentisterie et l'importance de l'examen dentaire.
Il semble que le public n'apprécie pas pleinement la valeur des dentistes à titre de meneurs dignes de confiance en matière de soins buccodentaires dans notre société. Il appartient à tout dentiste de maintenir les idéaux du professionnalisme établis par nos prédécesseurs. La relation dentiste-patient est fondamentale. Toute interaction entre un dentiste et un patient est une occasion de démontrer pourquoi la dentisterie est une profession prisée et pourquoi elle doit le demeurer. Tout simplement vous entretenir avec votre patient peut faire une grande différence.
J'ai eu l'honneur d'agir à titre de président de l'ADC cette année. Lors de mes rencontres avec des centaines de collègues à travers le pays, j'ai fait la connaissance de nombreux dentistes bienveillants, désintéressés et compétents. J'ai grandement confiance que les dentistes canadiens vaincront les difficultés pour maintenir notre statut dans la société. Il incombe à nous tous de faire notre part dans cet effort.

Hi Ron,
I don’t think people that seek our services are “beginning to lose trust in dentists” as much as I feel they are gaining confidence to make their own decisions. The dentist/patient relationship ended in our practice over 35 years ago and the dentist/client relationship started.
In the 1970’s, transactional analysis was a popular concept to describe relationships relative to parent/adult/child. The parent/child relationship was one of the parent who knows best dictating to a dependent child. To a large degree, that describes a dentist/patient relationship with the “trusted oral health care leaders in society” determining what the lay public should understand “simply by talking to your patients”. The dentist/client relationship delineates an adult/adult interdependent relationship rather than one of dependency. Essentially, they need us and we need them.
The Branding Working Group (BWG)is an excellent listening tool. Are we really listening or are we just waiting to talk with our national campaigns and advertising?
This year, our dental team was selected by the local Chamber of Commerce as the most outstanding business under 10 employees. We consider this business award a great honour which in no way diminishes our responsibility as an oral health care professional whom the “public still values and trusts”.
Our younger dentists will face an increasingly empowered public rather than a dependent one. It is exciting and scary all at the same time. Congratulations on taking the first step with the BWG.