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JADC Express Numéro 4, 2011

Affiché le 2011-05-16

Mots-clés :

Numéro 4, 2011


Un service aux membres destiné à vous renseigner sur de nouvelles publications importantes, utiles à votre pratique.

Dans ce numéro du JADC Express, nos collaborateurs vous proposent des articles sur les deuxièmes molaires incluses ou retenues; les taux de cortisol salivaire et la carie; la carie et les traitements prothétiques; et l'effet des protecteurs buccaux sur la performance athlétique.

Le JADC tient à remercier les généreux éditeurs de 3 des articles sélectionnés qui offrent un accès gratuit aux articles intégraux jusqu'au 16 juin 2011. Le sommaire de l'article final est également offert gratuitement. Pour en savoir plus sur ces publications, cliquez sur les liens dans la section Notes et nouvelles.

N'oubliez pas de noter les dates du 4 au 6 août à votre agenda pour le Congrès de l'ADC 2011 qui se tiendra à Halifax. Pour un avant-goût des sessions de formation continue, je vous invite à visitez mon Blogue du rédacteur en chef, où sont affichées plusieurs brèves présentations.

Suivez le JADC sur Twitter (JADC Tweets) pour demeurer au courant de tout nouveau matériel clinique et scientifique qui est publié dans le site Web. N'hésitez pas à m'envoyer un courriel ou un microbillet («tweet») avec vos suggestions de sujets à aborder dans les prochains numéros du JADC Express.

Cordialement,

Dr John P. O'Keefe
Rédacteur en chef du JADC
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Les deuxièmes molaires incluses ou retenues

Le Dr James Noble est orthodontiste à l'Hôpital de réadaptation pour enfants Holland Bloorview; il exerce également dans un cabinet privé d'orthodontie de Toronto. Le Dr Noble recommande :

Magnusson C, Kjellberg H. Impaction and retention of second molars: diagnosis, treatment and outcome. Angle Orthod. 2009;79(3):422-7.


 

L'accès à la version intégrale de cet article est expiré.

Perle clinique du JADC :

  • Le traitement le plus souvent prescrit – mais aussi le moins efficace – a consisté en l'extraction de la deuxième molaire et en son remplacement par la troisième molaire.

Points clés :

  • Cet article présente les résultats d'une étude longitudinale rétrospective de suivi qui a été menée auprès de 87 patients et qui a porté sur 135 deuxièmes molaires incluses ou retenues. Les auteurs ont examiné le type de traitement qui avait été pratiqué sur ces deuxièmes molaires et les résultats obtenus.
  • Le succès ou l'échec du traitement a été jugé selon des paramètres clairement définis.
  • Les cliniciens ont traité 91 % des deuxièmes molaires incluses, contre 41 % des molaires retenues.
  • Au total, 20 % des deuxièmes molaires n'ont pas été traitées et 44 % d'entre elles ont fait éruption en bonne occlusion.
  • Des résultats positifs n'ont été obtenus que pour seulement 42 % des deuxièmes molaires traitées.
  • L'exposition chirurgicale de la deuxième molaire s'est avérée le traitement le plus efficace (71 % des cas).
  • L'éruption de la deuxième molaire a réussi dans 42 % des cas où il y a eu extraction de la dent de sagesse.
  • L'extraction de la deuxième molaire, suivie du remplacement par la troisième molaire, a été le traitement le plus souvent prescrit (25 % des cas). Ce traitement n'a toutefois réussi que dans 11 % des cas.

Pourquoi recommander cet article :

Bien que les deuxièmes molaires ectopiques ou incluses soient un problème courant en pratique clinique, peu d'études ont évalué les résultats des différents plans de traitement. Certains cliniciens croient que l'extraction d'une deuxième molaire incluse ou retenue favorisera l'éruption de la troisième molaire à la place de la deuxième molaire. De fait, ce traitement s'est révélé être le traitement le plus répandu dans l'étude, mais également celui qui a donné les moins bons résultats. Ainsi, les quelques troisièmes molaires qui ont fait éruption étaient toutes en malposition (p. ex., inclinaison en éruption croisée ou «en ciseaux» ou éruption incomplète) et présentaient un risque de supra-éruption de la dent antagoniste à cause du retard d'éruption de la troisième molaire.

Selon les résultats de cette étude, l'extraction de la troisième molaire avec luxation, redressement chirurgical ou exposition orthodontique de la deuxième molaire semble offrir un plan de traitement prudent pour les deuxièmes molaires incluses ou retenues. Cependant, plus de 50 % des deuxièmes molaires ont fait éruption spontanément, sans aucun traitement. Il est donc également recommandé de retarder le traitement jusqu'à ce qu'il soit clair que la deuxième molaire est véritablement ectopique ou incluse et qu'on ait laissé le temps à la dent de faire éruption en position.

   

Les taux de cortisol salivaire et la carie

Le Dr Clive Schneider-Friedman est professeur clinique adjoint à la Division d'orthodontie et de dentisterie pédiatrique à l'École de médecine et de médecine dentaire Schulich, Université de Western Ontario. Le Dr Schneider-Friedman, un membre du Comité des affaires cliniques et scientifiques de l'ADC, recommande :

Boyce WT, Den Besten PK, Stamperdahl J, Zhan L, Jiang Y, Adler NE, et al. Social inequalities in childhood dental caries: the convergent roles of stress, bacteria and disadvantage. Soc Sci Med. 2010;71(9):1644-52.

L'accès à la version intégrale de cet article est expiré.

Perle clinique du JADC :

  • Des taux élevés de cortisol salivaire dus à un stress chronique peuvent avoir une grande incidence sur la carie durant l'enfance.

Points clés :

  • Cet article présente un vaste recensement de la littérature sur les liens de causalité entre le statut socioéconomique (SSE) et la carie durant l'enfance.
  • C'est l'un des rares articles à examiner le lien entre les taux salivaires de cortisol (un indicateur du stress chronique), la numération bactérienne et la carie.
  • Les enfants de familles de faible SSE présentent des taux de Streptococcus mutans et de Lactobacillus plus élevés que les enfants issus de familles de SSE élevé.
  • La sécrétion de taux élevés de cortisol salivaire peut nuire à la santé buccodentaire en affaiblissant les mécanismes locaux de défense et de protection et les structures anatomiques.
  • Chez les enfants qui allient un faible SSE et un taux élevé de cortisol, l'évaluation des dents primaires exfoliées indique un taux de caries plus élevé et un émail d'une épaisseur et d'une densité moindres.
  • Les enfants ayant l'émail le plus épais ont aussi présenté un faible taux de sécrétion de cortisol.

Pourquoi recommander cet article :

Bien que de nombreux mécanismes aient été mis en cause dans la formation de la carie chez les enfants de faible SSE, de nombreux praticiens croient toujours que le taux plus élevé de caries dans cette population est principalement dû au manque d'attention portée à l'hygiène et à l'alimentation. Cet article présente des données selon lesquelles le stress chronique que ressentent souvent ces enfants pourrait en fait jouer un plus grand rôle dans la carie durant l'enfance qu'on ne le croyait jusqu'à maintenant. Le fait de mieux comprendre certains mécanismes susceptibles d'intervenir dans la pathogenèse de la carie pourrait amener les praticiens à modifier leurs stratégies de prise en charge des risques dans ce groupe de la population.

   

La carie et les traitements prothétiques

La Dre Dorothy McComb est professeure et directrice du Départment de dentisterie restauratrice, Faculté de médecine dentaire, Université de Toronto. La Dre McComb recommande :

Featherstone JD, Singh S, Curtis DA. Caries risk assessment and management for the prosthodontic patient. J Prosthodont. 2011;20(1):2-9.

L'accès à la version intégrale de cet article est expiré.

Perle clinique du JADC :

  • Cet article présente des stratégies et des conseils actuels et efficaces en matière de réduction de la carie qui visent à maximiser la durabilité des traitements de restauration et de prosthodontie.

Points clés :

  • À l'heure actuelle, les restaurations représentent une plus grande part de la charge de travail des dentistes que la prestation de soins primaires.
  • La carie est la principale raison invoquée dans la majorité des études cliniques pour expliquer l'échec des traitements de restauration et de prosthodontie.
  • En général, l'échec des restaurations peut être attribuable à un ou plusieurs des facteurs suivants :
    • facteurs liés au dentiste (p. ex., qualité des soins)
    • facteurs liés au patient (p. ex., risque continu de caries)
    • facteurs liés au matériau (p. ex., propriétés physiques et chimiques)
  • Il arrive souvent que des patients à haut risque de caries aient à subir des traitements prothétiques, en particulier lorsque la perte d'une dent peut être attribuée (directement ou indirectement) à la carie plutôt qu'à une maladie parodontale.
  • De nombreux types de traitements prothétiques peuvent en fait rendre certaines zones plus sensibles à la carie à cause de la présence de prothèses. Ces zones incluent les rebords des couronnes et des ponts fixes ou les points de contact sur les dents supports qui servent d'éléments de rétention et de soutien à des prothèses partielles amovibles.
  • Selon d'importantes données, l'état carieux antérieur (évalué à partir de l'indice CAO) serait un prédicteur assez exact du risque futur de caries. Afin d'assurer le succès du traitement prothétique, les dentistes devraient donc chercher à réduire le risque de caries chez leurs patients en leur recommandant un plan de traitement préventif et en discutant avec eux des changements à apporter à leurs habitudes.

Pourquoi recommander cet article :

Cet article rappelle aux dentistes l'importance d'évaluer le risque de caries futures chez les patients, de chercher la cause des caries à traiter et – s'il y a lieu – de fournir aux patients des instructions d'hygiène et des soins préventifs adaptés à leurs besoins. Si ces éléments ne font pas partie intégrante du plan de traitement et de la prise en charge du patient, il est probable que des caries récurrentes causeront l'échec du traitement prothétique même si les normes de soins sur le plan technique sont optimales.

   

L'effet des protecteurs buccaux sur la performance athlétique

Le Dr Archie Morrison est professeur agrégé au Département de chirurgie buccale et maxillofaciale, Faculté de médecine dentaire, Université Dalhousie.

Arent SM, McKenna J, Golem DL. Effects of a neuromuscular dentistry-designed mouthguard on muscular endurance and anaerobic power. Comparative Exercise Physiology. 2010;7(2):73-9. [Note : Le sommaire est librement accessible, mais non l'article intégral.]

L'accès à la version intégrale de cet article est expiré.

Perle clinique du JADC :

  • Cet article examine si la performance athlétique peut être améliorée avec l'utilisation de certains types de protecteurs buccaux.

Points clés :

  • Cet article compare les effets sur la performance athlétique du protecteur buccal Pure Power à un protecteur buccal sur mesure classique.
  • Les auteurs ont évalué divers éléments de la performance (saut vertical, développé-couché, performance anaérobie) chez 22 athlètes universitaires de sexe masculin, dans le cadre d'une étude randomisée croisée en aveugle.
  • Les résultats de l'étude montrent quelques différences statistiquement significatives durant certaines épreuves mais n'indiquent aucune différence dans d'autres.
  • Une des limites de cette étude tient à l'absence de témoin absolu – c.-à-d. de sujets dont la performance aurait été évaluée sans aucun protecteur buccal.
  • De plus, les auteurs ont utilisé des données totalisées moyennes lorsque l'écart-type était supérieur aux écarts mesurés.

Pourquoi recommander cet article :

Le fabricant du protecteur buccal Pure Power allègue que les résultats de cette étude prouvent que l'utilisation de cet appareil améliore le saut vertical et la performance anaérobie des athlètes. Les limites de l'étude montrent toutefois que d'autres recherches devront être menées avant de pouvoir conclure que cet appareil améliore la performance des athlètes.

NOTE : Cette étude a été financée par Pure Power Athletics, Inc., fabricant du protecteur buccal Pure Power. Cet article n'est pas répertorié dans PubMed.

   

 


Le JADC est l'organe officiel de l'Association dentaire canadienne, offrant un dialogue entre l'association nationale et la communauté dentaire. Il sert à publier d'intéressants articles scientifiques et cliniques et à informer les dentistes sur des sujets importants pour la profession.







NOTES ET NOUVELLES

Jetez un coup d'œil sur les publications qui paraissent dans ce numéro

The Angle Orthodontist
(éditeur: Allen Press, Inc.)

Social Science & Medicine
(éditeur: Elsevier)

Journal of Prosthodontics
(éditeur: Wiley-Blackwell)

Comparative Exercise Physiology
(éditeur: Cambridge Journals)


Congrès dentaire mondial de la FDI: New Horizons in Oral Health Care

Du 14 au 17 septembre à Mexico (Mexique)

Vous pouvez maintenant vous inscrire à la 99e édition du Congrès dentaire mondial de la FDI. Ceux qui s'inscrivent tôt pourront bénéficier de frais d'inscription réduits et d'un plus grand choix d'hôtels.

Visitez www.fdi2011.org


Symposium de l'OSAP 2011 sur la prévention des infections

Du 9 au 12 juin à Plano (Dallas, Texas)

L'Organization for Safety and Asepsis Procedures (OSAP) organise un symposium sur la prévention des infections ainsi que sur la protection des patients et des fournisseurs de soins. Il sera possible d'accumuler 20 heures de crédit d'éducation permanente dans le courant de ce symposium. Visitez www.osap.org


Conférence nationale de l'ACHD: Faire progresser la pratique de l'hygiène dentaire

Du 9 au 11 juin à Halifax (Nouvelle-Écosse)

La Conférence nationale de l'Association canadienne des hygiénistes dentaires aura lieu à l'hôtel Lord Nelson, à Halifax. Les hygiénistes et les autres membres de votre équipe dentaire ont jusqu'au 31 mars pour s'inscrire au tarif préférentiel. Visitez www.cdha.ca et cliquez sur les liens à la conférence.


Lisez les petites annonces du JADC

Vous cherchez un emploi? Vous voulez vendre votre cabinet? Les petites annonces permettent de joindre tous les dentistes et étudiants du Canada.

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